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Le club différent

L'Ajax Amsterdam


Football, supporters : un club différent


"Le football n'est pas un art - mais jouer un beau football peut êtr un art " (Ruud Krol)



L'Ajax Amsterdam représente quelque chose de particulier, d'unique, dans le football. Une ambition, une culture du beau jeu, collectif, technique, spectaculaire et essentiellement offensif.

Et avec, en plus du style, un palmarès exceptionnel:
34 titres de champions des Pays-Bas, 17 coupes, 1 coupe de l'UEFA, 1 coupe des vainqueurs de coupes, 4 coupes des Champions, 3 super-coupes d'Europe, 2 coupes intercontinentales.

Mais, répétons-le, le résultat ne suffit pas : la manière est essentielle.



1- l'apport historique

L'Ajax Amsterdam a révolutionné le football mondial dans les années 70 en lui apportant une nouvelle conception, qui, mise en pratique par des joueurs d'exception, générait un jeu spectaculaire et apportait les plus éclatantes victoires. Le "football total", selon l'expression de Rinus Michels, basé sur la participation de tous les joueurs aux différentes phases de jeu, les défenseurs montant pour soutenir l'attaque, en pratiquant la défense en ligne, et les attaquants reculant pour aider la défense, connut alors son apogée, qui devait marquer à jamais le football mondial.

Trois victoires successives en Coupe d'Europe des clubs champions, de 1971 à 1973. Puis ce fut la coupe du monde de 1974 en Allemagne, où les Pays-Bas, menés par Cruijff, dominent la compétition mais échouent de justesse en finale face au pays organisateur, n'en laissant pas moins un souvenir inoubliable dans le cœur de tous les amateurs de football offensif.
Puis le retour au sommet européen se fit par étape : coupe des vainqueurs de coupe en 1987, et coupe de l'UEFA en 1992. Pour culminer en 1995, lorsque l'Ajax remporte la Champions League en démontrant que ses pourtant jeunes joueurs, entraînés par van Gaal, forment la meilleure équipe du monde. L'année suivante l'Ajax ne laisse échapper la victoire en finale qu’ à l'épreuve des tirs au but.
Hélas, cette décennie 90 est aussi celle de l'arrêt Bosman qui donne le coup d'envoi à une déréglementation tous azimuts inspirée par l'idéologie économique néolibérale qui favorise les clubs les plus riches en leur permettant de recruter sans limite des joueurs d'autres nationalités (si communautaire), et de les faire venir sans indemniser vraiment leur club de départ si le contrat du joueur est parvenu à son terme.
Ainsi, les clubs formateurs les plus prestigieux, au premier rang desquels l'Ajax, sont pillés sans recevoir de contrepartie financière conséquente. Et leur chance de conserver durablement leurs meilleurs joueurs furent sensiblement réduites, et de même la possibilité de régner à nouveau sur le football mondial s'est éloignée, malgré l'excellence des jeunes joueurs.
De cette situation est née la tentation pour la direction du club de se replier sur une culture moins ambitieuse sur le plan sportif, celle dite de la "pépinière de l'Europe" : l'Ajax, sans obtenir de résultat significatif sur le plan international ces dernières années, pourrait atteindre un certain confort économique en se contentant d'être le fournisseur de talents de premiers ordre pour les clubs les plus riches du monde (et donc d'Europe). Joueurs dépistés, formés, aguerris au plus au haut niveau, puis vendus ( avant la fin de leur contrat).
Or il est essentiel pour l'Ajax de garder intacte l'ambition des victoires au plus haut niveau.
Les supporters veillent à ce que cette culture demeure vivante.
Depuis 2011, la "révolution" Johan Cruijff recentre le club sur ses fondamentaux, basant ses succès présents et à venir sur la formation des jeunes talents, et le retour de nombreux illustres anciens à des postes de responsabilité (Frank De Boer, Dennis Bergkamp, Marc Overmars, Edwin van der Sar, et bien d'autres).



2- la culture du football offensif

Le système de jeu caractéristique de l'Ajax donne la priorité à l'offensive en se basant sur la maîtrise du ballon, ce qui n'est possible que grâce à des joueurs excellents techniciens. La formation type est 4-3-3 ou 3-4-3.
Le jeu implique une utilisation très poussée des côtés avec de vrais ailiers de débordement, relayés et soutenus par les défenseurs latéraux.
L'avant-centre remet vers le meneur du milieu offensif qui devient "shadow striker".
Le gardien est capable de tenir un rôle de dernier défenseur, jouant parfois même au pied en dehors de sa surface.
Le jeu est basé sur la possession du ballon. Les supporters, connaisseurs et exigeants, attendent de leur équipe qu'elle joue et attaque quel que soit le score.



3- les supporters : F-Side

Les supporters de l'Ajax se démarquent totalement de ceux d’autres grandes villes européennes (Rome, Paris, Madrid, …) où certains des supporters des clubs locaux les plus virulents sont instrumentalisés par des factions racistes qui défigurent les stades et sont la honte du football : rejet du racisme, pas trace de nationalisme malsain parmi les supporters les plus inconditionnels de l'Ajax.
A l'inverse, héritiers également des Provos (contestataires des années 60), une de leurs particularités est depuis les années 80 de s'être auto-désignés comme "Joden", c'est-à-dire "juifs", en réponse à certains supporters adverses qui croyaient les insulter en les qualifiant ainsi (cf. article paru dans "le Monde" en 2005). Cette fière solidarité avec une minorité menacée est dans la tradition historique d'Amsterdam (article paru dans "l'Humanité"). La référence est notablement présente dans les chants en cours de match.
L'étoile à six branches fait donc partie des signes de ralliement des supporters les plus fervents de l'Ajax, en particulier ceux du F-Side. Au même titre que l’ancien logo, qui est le sujet de campagnes sur le thèmes « rendez son visage à Ajax », et que l’Ajax intègre désormais à une partie de son merchandising officiel.

Les ultras du F-Side sont connus pour leur défense intransigeante du club, parfois critique à l'égard de sa direction, et pour leur sens de l'humour qui s'est longtemps exprimé dans le fanzine "De Ajax Ster" (« l'étoile de l'Ajax »). Le F Side est né en 1976, et un livre paru pour ses 25 ans raconte son histoire : « F-Side is niet makkelijk ». Parmi de nombreuses anecdotes, on peut citer celle de la vache introduite clandestinement sur le terrain de l'Arena afin d'exprimer le mécontentement des supporters sur la qualité alors déplorable de la pelouse (photo Ajax Foto Side).

Le F-Side actuel rassemble depuis 2016 le F-Side et l’ancien Vak 410, groupe dans l’ensemble plus jeune, qui l’a rejoint sur la même tribune sud. Avec la « révolution de velours » de Johan Cruijff, et l’arrivée d’anciens joueurs légendaires aux postes clefs du club, les relations entre supporters ultras et direction sont apaisées.

Aujourd’hui, l’équipe qui joue à domicile au Johan Cruijff Arena reçoit des supporters un soutien passionné, dans une ambiance de feu, et les chants de la tribune Nord répondent désormais à ceux du F-Side, à l’autre bout du stade.





Photos
AjaxFotoSide



une vache à l'Arena
En arrierePlayEn avant

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